Depuis mon arrivée sur l’île, j’ai senti qu’il y avait deux manières de vivre: selon les habitudes du vieux continent ou suivre les coutumes locales. Quand vient midi, pour le repas, j’ai donc le choix entre le sandwich, ou les restos. La différence de prix passe du simple au triple.
Alors j’ai cherché la case, le petit bouiboui où personne qui n’est pas du quartier ne cherche à aller car c’est pas très beau de l’extérieur. Coincée entre un garagiste et un hangar abandonné, je vous présente la Marée Haute.
Ici le capitaine, c’est Lucienne, une grand-mère dynamique, qui ne se laisse marcher sur les pieds par personne, surtout pas par les soiffards qui viennent prendre le ti’sec à chaque heure. Et il en faut de la poigne.
Elle m’aime bien car je ronge les os et finis mes assiettes. En échange de venir tous les jours ouvrables déjeuner chez elle, je négocie le prix de 5€ pour une assiette qui remplirait un boeuf, avec quelques crudités (tomates, concombres), un plat cuisiné (poulpe, poissons grillé, ragoûts, queues de porc) et une douceur sucrée en fin de repas (aujourd’hui c’était un mini sorbet coco).
Au fait, le cadre est pas mal, je vous laisse découvrir cela en images…
Bises
Un certain goût du luxe
28 janvier 2011Ma coloc
20 janvier 2011Salut à tous,
vous avez saisi les couleurs locales, l’ambiance qui règne ici. Il reste au moins un détail que vous ignorez et que je viens révéler maintenant.
A mon insu, j’habite dans une maison en colocation. Alors je vous présente mes amis quotidiens, plutôt nocturnes.

Voici Ravé, un peu timide, qui n’aime pas les photos. Doyen de toute une tribu, ils sont inspecteurs de père en fils depuis des générations et rien ne leur échappe. En permanence, ils scrutent tous les recoins de la maison, les tiroirs, la vaisselle, le dessous des meubles.

Ici vous avez Kermit. Fin spécialiste de la météo, il soutien la mission d’inspection de Ravé mais plus spécialisé dans la tuyauterie et les écoulement d’eau. Moins farouche, lui et sa troupe sont souvent là pour m’aider à faire la vaisselle.
Enfin, Lezu, fidèle compagnon pour mon linge, il surveille aussi les intrus qui pourraient entrer dans la maison. Il aime beaucoup faire le beau sur les photos mais refuse encore de me serrer la main.
Voilà, en fait j’habite chez eux. Ils me trouvent un peu encombrant, c’est vrai, surtout que je procède régulièrement à des expulsions (quotas oblige!!), on n’est jamais à l’abri des squatters en tous genres.
Pour le plaisir des oreilles
7 janvier 2011J’ai décidé d’ouvrir une catégorie dédiée à une passion qui me colle depuis le Chili: le tango. Vous trouverez des informations pour vous partager de jolies choses ou encore des évènements près de chez moi…
Voici une première vidéo, où l’on retrouve Astor Piazzola au bandonéon, le célèbre violoncelliste Yo Yo Ma et les autres (j’avoue mon inculture), réunis dans le morceau Libertango (composé par Astor Piazzola).
Bonne écoute et à bientôt
Nwel en Gwadloup
4 janvier 2011Il serait difficile de raconter des passages marquants de ma vie aux Antilles sans évoquer le phénomène de Noël. A l’approche des fêtes, des prémices s’organisent un peu partout, façon auberge espagnole où chacun apporte à manger, à boire, son tambour ou sa guitare. On y trouve les mets traditionnels de l’île, tous épicés: acras de morue, jambon fumé, ragoûts de porc, boudin noir mais aussi tous les rhums arrangés à tous les fruits et condiments. Mon préféré: le rhum maracudja. En s’en mets plein le ventre jusqu’au moment où le maître des lieux (l’organisateur ou le propriétaire de la maison) décrète le début des chants. Alors tout le monde, son livret de cantiques à la main, arrangés eux-aussi à la sauce creyol, entonne les chants de Noël, au rythme des musiciens et on danse. Cela dure quelques heures et ce n’est qu’après que l’on peut passer au plat de résistance… Du délire, tout simplement, où l’on rit, danse. Je vibre encore des chœurs des voix antillaises, généreuses, rythmées, dissonantes comme toutes les chorales populaires, mais sincères et authentiques.
Voilà quelques vidéos pour vous donner un aperçu…(merci youtube)
Je n’y étais pas mais c’était pareil…
Moi j’ai commencé au début des vacances, et de fil en aiguille, on est invité partout et on fait ça tous les soirs jusqu’au réveillon. Moi j’ai été invité par le chef de l’atelier, Léon, qui recevait environ 60 personnes chez lui, des grands et petits, des bébés aux grands parents. Quelle générosité! Le programme fut le même, sauf que les chants traditionnels ont été remplacés par des musiques plus modernes en deuxième partie, jusqu’à 4h du mat. Arrosez cela avec une bouteille de champagne par personne (rien que ça!) et vous obtenez un réveillon de Nwel traditionnel. Malgré l’abondance, il y avait des restes qu’on s’est obligés de finir le lendemain, guitares et tambours à la main. J’aurais fini par jouer plus de 6h de musique sur les deux jours, danser…donc très bon pour moi.
Après du repos, la semaine a été marquée par des excursions en forêt tropicale, sous le soleil et la pluie, suivies de nage avec les poissons dans la mer puis rinçage à l’eau douce en rivière sur le chemin du retour. Soirée du jour de l’an sous le signe de la danse avec une collègue du tango qui organisait le réveillon chez elle: champagne tango! Qui est le nom d’une œuvre de Carlos di Sarli que je vous laisse découvrir grâce à cette vidéo.
A ben leù
Les couleurs
3 janvier 2011A défaut de pouvoir vous transmettre des photos, voici un récit sur les couleurs du pays.
Le matin, en ouvrant volets et stores, le soleil brille déjà à 6h30. Sous les arbres, il n’y a qu’à se baisser pour prendre ce que la nature donne: tantôt un pamplemousse, une orange, tantôt une noix de coco. En les cueillant, on peut faire du troc avec son voisin qui vous échange des maracujas (fruits de la passion) que je mange à la coque ou encore des ananas. Au fond, si besoin, des régiments de bananes sont prêts à être ramassés. Ces saveurs douces égaient le palais, réveillent les sens pour indiquer que ce sont des plaisirs simples qu’on profite ici. Ici c’est Gwada ou plus anciennement Karukera, littéralement Belles Eaux, la Guadeloupe.
Alors je jouis d’un tas de petits bonheurs, pour reprendre les mots d’une défunte soeur très sage, du goût, des sons et des lumières. En arrivant, c’est un festival de couleurs qui commence par le bleu de la haute mer, puis celui plus clair des lagons, qui mêlé au blanc du sable tourne sur le turquoise près des plages. Il est bleu gris près de la mangrove ou par gros temps, lorsque les vagues troublent l’eau avec des argiles. Le bleu du ciel aussi, plus léger mais toujours intense par ce soleil si haut, si fort, parfois profond comme l’espace.
Le bleu violacé lorsque des nuages accourent à l’horizon pour remplir les rivières, abondamment. Souvent le soir, lorsque l’abîme est jauni par le couchant, un vent se lève et vient bruisser dans les arbres, avec le son claquant des palmes, plus dures, qui luisent sous les lampadaires. Les croassements des grenouilles paraissent s’atténuer sous le crissement des grillons, qui annoncent des cymbales venues de l’horizon. A mesure, dans l’apesanteur du moment, elles s’intensifient peu à peu, très lentement, se rapprochant, accompagnées d’un rideau croulant et grondant : il pleut et le concert reprend de plus belle, comme dans une chevauchée fantastique. Cela arrive d’autres fois en journée, mais le soleil a tôt fait de sécher le couvert végétal. Les verts sont aussi dégradés en autant de nuances subtiles: du clair de la mousse à celui de l’herbe, au vert obscur des sous-bois luxuriants et gigantesques, percés de rayons du puissant soleil vers lequel ils se dressent.
Une bonne année à tous évidemment!
Ciao, ciao
13 décembre 2010Ca y est, c’est repartit pour un tour, cette fois-ci en Guadeloupe. Tout s’est fait très vite. Il y a seulement trois semaines, j’avais la confirmation de mon contrat…un soir, j’avais consulté une offre d’emploi et le lundi l’employeur était ok. Un peu de temps perdu pour l’administratif mais sitôt réglé ce problème – qui concernait le billet d’avion – j’ai eu cinq jours pour me préparer.
Entre temps, j’avais eu cette prémonition de réunir les compagnons de la guitare pour fêter un éventuel départ de mon ancienne coloc, même que Mlle M. n’était pas là pour l’occasion. Snif, j’aimais bien le confort de cette maison, un joli quartier résidentiel, avec son jardin, ses plantes…
Un mot pour parler de la pauvreté d’abord. Non pas que je veuille me plaindre, mais partager ce que j’ai expérimenté durant 7 mois sous le seuil de pauvreté, chose que j’ai eu en commun avec plusieurs millions de français; et encore, j’étais nanti. Déjà, on dit ciao à ses caprices de consommateur, ses produits préférés, ses loisirs, les restaurants, le plaisir d’offrir, l’entretien de sa personne, de ses biens, visiter les copains: un état de frustration pour tout projet. Je ne remercierai jamais assez ceux qui m’ont soutenu, moralement ou financièrement. La vie m’a révélé combien ce que j’avais donné à certain m’a été rendu mille fois d’autres, qui sont entrés dans cette ronde de solidarité comme en jetant leur pain à la surface de l’eau. Le seuil de pauvreté, c’est aussi l’absence d’un travail qui nourrit de manière satisfaisante, l’absence d’un rôle dans la société, l’acceptation de presque tout pour en sortir. C’est enfin la rage de se voir hors circuit, la convoitise, les tentations de prendre des raccourcis pour se faciliter la vie égoïstement.
En épurant le superflu de sa vie, il reste l’essentiel, ce qui n’est pas vanité sous le soleil: la famille, les amis, la santé, la nourriture, la foi, l’amour. Cependant, je n’ai pas touché le fond car je n’en serais pas revenu. Trêve de nostalgie, une porte s’est ouverte, l’horizon apparaît désormais plus lointain que le lendemain et dix bornes autour de là où je suis.
Je suis bien arrivé, il fait chaud, la mer est là, les cocotiers et au boulot. Les photos sont dans la boite mais pour les sortir, il me manque un cordon qui doit être sur le chemin. Déballage dès son arrivée.
Biz
Gringoland, TX, US
4 juillet 2010Salut à tous,
voici des nouvelles de mon escapade au Texas. Attention ce texte est long. Si ma vie vous intéresse vous pourrez le finir avant la fin de la nuit, sinon, attention, peut entrainer des effets secondaires comme la somnolence. A éviter avant de conduire donc.
J’ai quitté l’Eden, nos jolies montagnes et leurs vertes vallées pour aller au Texas pendant un mois. Pas pour le tourisme, j’aurais choisi une autre destination à coup sûr. Déjà je ne suis pas un fan de l’Amérique du Nord mais en plus le Texas, vous pensez qu’il s’y passe quoi au juste? Allez cherchez un peu…les cowboys, le rodéo, les chapeaux, les ranchs géant et les grandes étendues désertes. Yeah! Ben rien du tout, je ne pourrai rien en dire car je ne suis pas venu pour flâner. Mais on y reviendra.
D’abord, j’y suis pour des raisons pro. Le sauvetage de ma carrière de scientifique passe par là, grâce à un sympathique prof de l’université A&M, à College station, qui m’a pris sous son aile pour faire des maths appliquées. Je l’avais rencontré au Chili l’an passé et nous avons poursuivi notre collaboration jusqu’à aujourd’hui. Au programme donc de l’analyse numérique, du calcul scientifique, de la rédaction d’articles…En échange, je suis défrayé de mes dépenses ici ainsi que du billet d’avion. Le deal paraît honnête.
Arrivé jeudi dernier, j’ai attaqué le boulot vendredi matin. Le décalage horaire, la prise de marques dans ce nouvel univers, tout ça: 0, zéro, que dalle. Depuis, je ne fais que les aller-retours entre l’hôtel et mon bureau. Je dois être le seul piéton ici dans une ville, que dis-je, une société, faite pour l’automobile. Et quelles autos: que des 4X4 essence, taille géante. Genre le Range Rover c’est la mini cooper du coin. Ford avait bien pressenti en lançant son modèle « K », n’empêche que les modèles Escort, Focus…c’est pour chez nous, j’en n’ai pas encore vu dans les parages. Tout est XXXXL ici: les gens, les avenues, les magasins, les distances.
Vous m’imaginez bien comme un poisson dans l’eau…d’une flaque.
En parlant d’eau, pas de désert. Le climat, subtropical avec une température entre 25° la nuit et 35 la journée, assure des pluies régulières, voir intenses: c’est ce qu’ils appellent la « douche » à la météo. Ce matin, sur les cent derniers mètres avant l’entrée du building du boulot, j’en ai prise une bonne. J’ai pas su s’il fallait courir ou marcher sous la pluie, mais sûrement, je suis arrivé dégouttant de la tête aux pieds. Quand il ne pleut pas, l’atmosphère se charge d’une humidité qui vous fait suer en un rien de temps. Deux t-shirt par jour, rien que ça.
Donc le paysage verdoie, les vaches paissent, les oiseaux gazouillent par centaines, comme à la montagne, mais avec des sons exotiques. Y’en a plein que j’avais jamais vus, avec des queues extravagantes, des couleurs flashies. La nuit venue, l’air se remplit du chant des sortes de cigales, en plus intense et plus continu, comme dans la jungle, enfin dans les films. Chose surprenante cependant: pas un seul moustique. Ils doivent pas supporter quelque chose dans le coin.
La ville, semblable à une vaste zone commerciale, consiste en des bâtiments carrés entourés par d’immenses parkings, à la différence que de grands espaces de verdure viennent casser l’horizon de bitume et de béton. College Station comme son nom l’indique, c’est historiquement une gare du train qui relie Houston à l’arrière pays. Il y a plus d’un siècle, les gars avaient décidé de construire un collège pour la ville d’à côté (Bryan), d’où son nom. Depuis, elle est peuplée de près de 50000 étudiants. A&M provient de Agriculture et Mécanique, matières enseignées en priorité au vu des besoin de l’état à l’époque. Pas de centre ville, difficile de trouver un petit magasin où acheter des cartes postales par exemple.
En revanche, on peut manger à tous les coin d’avenue (les coins de rue n’existant pas), devinez quoi? Ben des sandwichs, comme au McDo, et toujours servis avec le litre de soda. Mmmmmm, délicieux, délicieux. Vous l’avez compris, manger est une faim en soi, pas une fin… Peut-être que je pourrais en envoyer par la poste en souvenir. Sinon, on trouve beaucoup de préparations mexicaines, la frontière aidant: fajitas, quesadillas ou tacos.
Plein de latinos, surtout mexicains, sont là et ça parle beaucoup espagnol dans le coin. Ils font tous les petits jobs sans qualification à côté des étudiants. Moi je me régale à parler avec eux, les seuls à peu près ouverts. Au resto, eh oui, j’y mange deux fois par jour, on commande indifféremment son menu dans les deux langues. Je parle l’espanglais, m’enfin je me comprends. C’est toujours cool d’être dans un environnement étranger au moins pour ça. Sauf que je me sens bien seul.
Alors je bosse, au moins 12h par jour. A côté, je marche 20mn aller-retour entre l’hôtel et l’université. Je prends 45mn pour les pauses repas (café clope compris). Le soir, j’en remet une petite couche, pour l’acquis de conscience. Hé oui, le prof qui m’invite me met légèrement la pression. Lorsque je lui ai demandé qu’est-ce qu’il allait me faire voir le dimanche après-midi, il s’est outré. Je pensais pas que j’allais déjà le décevoir, lui s’étant imaginé qu’on se verrai pour bosser. CHOC des cultures. Il vit ici depuis 15 ans mais ne savait pas qu’il y avait des musées, le seul monument qui vaut le coup étant la bibliothèque G. Bush. Pareil, surtout pas d’indication pour aller boire un coup le soir. De toute manière, ici, passé 11h du soir, les établissement ferment.
Pour finir, la petite anecdote croustillante, après le miel des bains turcs au Chili, décidément ça me poursuit. Hier, je suis allé frapper à la porte de la chambre du dessus, où l’occupant, un trentenaire non-chalant, mais pas chalant du tout, me reçoit les bras fermés. Je venais parce qu’il faisait les cent (et lourds) pas, pieds nus, au dessus de mon lit les nuits précédents. Après avoir fini de lui expliquer les raisons de ma visite et lui demander si ça pouvait s’arranger, il finit par se montrer plus sympa. A tel point qu’on décide d’aller jouer au billard car il connaissait un endroit où aller pas loin.
L’endroit respirait la fumée à plein nez, les cigares cloués au becs des malabars texans, chapeaux, les filles en mini-jupes et santiags au pieds, de la Budweiser pour tout le monde. Les hauts parleurs crachaient les bons vieux tubs des Aigles, des Pistolets et des Roses…(ça va j’arrête, les Eagles, les Guns’n'Roses…). On a joué une heure sans échanger d’autres mots que « bon coup! », « joli! » ou autres « à toi! ». Un beau cliché de l’Amérique, c’était cool! Sur le chemin du retour, ce Joe en question me dit qu’il a faim et qu’il n’y a plus rien d’ouvert pour manger à cette heure. Moi, gentiment, je lui propose un bout de gateau que j’avais ramené du resto deux heures auparavant et une pomme. Nous voilà donc dans ma chambre où je lui remet de quoi se restaurer. Il remarque mon ordinateur, donc je lui montre mes programmes, un article et trois graphiques. Puis, inopinément, il me demande si je m’offusquerais s’il me demandait quelque chose. Moi, surpris, lui réponds que l’homosexualité n’est pas mon orientation mais que cela ne me gène pas. Il finit par me proposer une fellation. Là j’ai senti le coup venir, il était temps, depuis que ma mère m’a dit qu’il ne falus pas accepter les bonbons des inconnus, j’ai décliné son offre, en lui promettant, comme il insistait, que cela resterait entre nous. Il est reparti avec sa pomme et son bout de gâteau. C’était pas faute d’avoir essayé. Faut que j’arrête d’être candide.
Bon assez rigolé, je vous laisse là en espérant ne pas vous laisser las. Je vais m’endormir sous le ronron de ma clim, les pas de Joe, et demain j’irai bosser. Je me construit un avenir, peut être que je pourrai venir travailler durablement ici…je suis pas sûr que cela m’enchante. On verra bien.
A+
And now
21 janvier 2010Hi everybody,
now that you are English, French and Spanish natives at reading me and that I can not write the same article in three languages, I need to use English. Hope you will understand everything.
Now my application to an engineering position in Paris has been rejected, I am remaining the same: enjoying winter time in the mountains, practising cross country skiing in my weekends and working at the restaurant located at the top of ski slopes near Briançon.
I have few things to tell but more to show. So watch the following pictures that can best make you realize what I can fell.
I have found tango classes so I am going on dancing…
I am fine and I hope you do so.
Speak soon
Un autre départ
21 décembre 2009Bonjour à tous, amis, famille…
voilà donc depuis que je suis rentré du Chili, ma recherche d’emploi a été laborieuse et infructueuse. Je suis tellement fatigué de chercher du travail sans aucun espoir à l’horizon: pas d’entretien, pas de rémunération, pas de chez moi pour vous inviter, le temps passe et je vois maintenant mes potes de promo qui ont pour la plupart 5 ans d’expérience et des salaires à faire envie. A quoi je sers dans ce fichu monde ?
Eh bien aujourd’hui, je sers à quelque chose: je débarasse des plateaux dans un restaurant d’altitude, le Bachas à Monêtier-les-Bains, sur le domaine de Serre Che. Le premier qui parle de sous métier s’en prend une. Vive la précarité! Je travaille depuis bientôt une semaine, toujours pas de contrat signé, du boulot par dessus la tête mais je progresse vite, un salaire au smic. A trente ans, j’ai de quoi construire une famille! Mais au moins, quand la journée est finie, elle l’est vraiment. Je ne ramène pas de travail chez moi, enfin, je suis quand même couillon car je continue à rédiger des articles scientifiques pour la gloire! Je serai guéri quand j’arrêterai, mais je vous tiendrai au courant.
Voilà, je vais quand même vous dire une chose: le matin, c’est le bonheur que de devoir prendre un télésiège pour aller bosser. Le soleil se lève à peine et dans le froid je monte jusqu’à 2100m d’altitude. Ceux qui me connaissent savent que je suis heureux ainsi, du moins je compense la frustration d’une profession qui ne me fait pas manger.
Je suis plutôt bien installé dans une maison confortable à Briançon sur les hauteurs de ville qui m’offre ses lumières la nuit, le calme, le confort et le doux bruit du ruisseau au fond.
Ma chambre est très confortable et j’ai un étage de la maison (au total 250m²) à moi tout seul. Le propriétaire Michel, un quinqua très dynamique, et sa copine partagent beaucoup de choses avec moi: repas, loisirs… C’est assez agréable et toujours mieux qu’un studio bien plus cher. Bref chacun y trouve son intérêt et ainsi va la vie. Je vous laisse regarder quelques photos.
Et de l’extérieur (j’ai triché pour ces derniers clichés, empruntés au proprio, en plus la mise en page est un peu foireuse, désolé). Donc pour que ça le fasse comme je veux je suis obligé d’écrire du texte pour remplir l’espace vide.
Voilà, ce sont les nouvelles marquant un départ pour une saison en montagne. Je vous souhaite de plus de très bonnes fêtes de fin d’année et peut être aurai-je l’honneur de vous servir au petit restau d’altitude.
Hay que seguir su camino
20 juillet 2009Queridos amigos,
aquí son las ultimas noticias del expatriado a Francia, puesto que me siento extranjero en mi proprio país!! Me acordé muchísimo de todos porque estuve en España la ultima semana para la visita de una universidad en Tarragona, encontrar unos investigadores con quien « posiblemente » podría trabajar: confirmaremos cuando tengo firmado un contrato (eso es lo que mas cuesta).
Por lo menos, pasé un muy bueno momento: hotel cuatro estrellas, vista al mar, buena comida…y conversaciones en español. Les agradezco a todos por me haber enseñado y corregido hablando. Me explico: en estos días fue muy fácil para mi conversar con la gente, transmitir mi pensamiento en castellano.
Como muchos de Uds lo querían, les presento fotos de este viaje, otras de mi cotidiano…
Así que la pasé muy bien…
La ciudad de Tarragona tiene un barrio histórico clasificado como patrimonio de la humanidad, con sus construcciones romanas de 2000 años de edad. El mar mediterráneo tiene esta riqueza de historia y todo…
También una Cosita me dijo: y porque no pones unas fotos de mi despedida. Aca estan, Cosita, aca estan…
Como lo pueden ver, faltan otras fotos que me tienen que mandar para publicar… Asi que estoy esperando
Un gran abrazo, saludos, besos pa todos los amigos del otro mundo





























